ALEX PRAGER

© Alex Prager, Desiree, de la série The Big Valley, 2018. Courtesy Alex Prager Studio et Lehmann Maupin, New York et Hong Kong.
© Alex Prager, Lois, 2009, de la série Week-end and the Long Weekend. Courtesy Alex Prager Studio et Lehmann Maupin, New York et Hong Kong.
© Alex Prager, Four Girls, 2007, de la série Polyester. Courtesy Alex Prager Studio et Lehmann Maupin, New York et Hong Kong.
© Alex Prager, Eve, 2008, de la série The Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio et Lehmann Maupin, New York et Hong Kong.
© Alex Prager, Crowd #9 (Sunset Five), 2013, de la série Face in the Crowd. Courtesy Alex Prager Studio et Lehmann Maupin, New York et Hong Kong.
© 2018, Musée des beaux-arts le Locle. Photo Lionel Henriod. Tous droits réservés.
© 2018, Musée des beaux-arts le Locle. Photo Lionel Henriod. Tous droits réservés.
© 2018, Musée des beaux-arts le Locle. Photo Lionel Henriod. Tous droits réservés.
               

Silver Lake Drive

03.11.18−27.01.19

Le MBAL présente la première rétrospective de l’une des artistes les plus emblématiques de notre époque. Travaillant entre la photographie et le film, Alex Prager (États-Unis, 1979) développe depuis 10 ans une œuvre qui se distingue par son style inimitable. Ses mises en scène, qu’elles soient photographiées ou filmées, frappent par le soin méticuleux avec lesquelles elles sont réalisées. Hollywood n’est jamais loin pour cette artiste de Los Angeles, inspirée par le cinéma et la culture populaire. L’exposition, qui réunit ses séries les plus importantes, dévoile un univers qui allie drame, émotion et humour. Los Angeles sert à la fois d’inspiration et de toile de fond à ses compositions. On y voit des personnages féminins dans des scènes étranges, à l’atmosphère aussi intrigante que séduisante. Autodidacte, Alex Prager élabore tous ses projets dans des décors complexes, faisant souvent appel à des centaines de figurants afin de créer un véritable tableau vivant où chaque personnage, comme perdu dans ses propres pensées, apparaît avec la même netteté. Conçus avec un grand souci du détail, ces décors recréent différents lieux publics où l’artifice de la mise en scène est immanquablement trahi par la présence d’une figure féminine solitaire, déambulant dans la foule et isolée par une angoisse qui n’appartient qu’à elle. Cinq films complètent l’exposition. L’artiste qualifie ses installations cinématographiques immersives de « versions sensorielles intégrales » de ses photographies. À la fois reflet d’une époque et intemporel, cet univers esthétique immédiatement reconnaissable oscille entre fantastique et hyperréalisme, un univers où la frontière entre réalité et fiction, superficialité et profondeur reste floue.

L’exposition, produite par le MBAL, est organisée en collaboration avec la galerie Lehmann Maupin (New York/Hong Kong). Elle a été présentée à Londres puis circulera dans d’autres villes européennes après sa présentation en Suisse. SILVER LAKE DRIVE est également un livre – paru en anglais aux éditions Thames & Hudson et en français aux éditions Textuel – qui revient sur la trajectoire brillante de cette artiste exposée dans les plus grands musées du monde..