Jungjin Lee

© Jungjin Lee, de la série American Desert I, 1991.
© Jungjin Lee, de la série American Desert II, 1994.
© Jungjin Lee, de la série Untitled, 1989.
© Jungjin Lee, de la série Thing, 2003.
© Jungjin Lee, de la série Wind, 2006.
         

Echo

05.11.17−28.01.18

Vernissage samedi 4 novembre à 18h

La voix de Jungjin Lee (1961) se distingue dans la photographie contemporaine. Depuis ses premiers travaux il y a presque 30 ans jusqu’à ses séries les plus récentes, son œuvre frappe par sa beauté et sa qualité picturale. Nourrie à la fois par la culture asiatique (l’artiste est née en Corée du Sud) et occidentale (elle vit aux Etats-Unis depuis de nombreuses années), elle développe ses photographies de manière artisanale sur de grandes feuilles de papier de riz sur lesquelles elle applique à la brosse l’émulsion photosensible. La matérialité et la texture occupent une place importante pour cette artiste qui a étudié la céramique. Elle dirige son appareil photographique sur le paysage, marqué notamment par le désert américain – vaste, rocheux et broussailleux. Elle tourne aussi son attention sur quelques objets quotidiens ou des temples bouddhistes qui deviennent prétexte à s’essayer à l’abstraction et expérimenter de nouvelles formes. Ses recherches photographiques, qu’elle développe tant dans des livres d’artiste qu’en tirages grand format, interrogent le pouvoir narratif des images. Jungjin Lee crée des images poétiques, troublantes, envoûtantes, qui nous incitent à l’introspection. Elles sont un « écho » de son être intérieur. A l’instar du photographe Robert Frank dont elle fut l’assistante, Lee est intimement convaincue qu’une image agit comme un poème qu’on désire lire encore et encore.

L’exposition est réalisée en collaboration avec le Fotomuseum Winterthur et conçue par son directeur, Thomas Seelig.