Jérôme Zonder

© Jérôme Zonder, Eloïse, 2018. Courtesy de l’artiste et de la Galerie Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles)
© Jérôme Zonder, Baptiste #5, 2017-2018, Courtesy de l’artiste et de la Galerie Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles)
© Jérôme Zonder, Portrait de Garance #18, 2016, Courtesy de l’artiste et de la Galerie Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles)
     

Blow Up

02.11.19−26.01.20

À l’occasion de sa carte blanche au MBAL, Jérôme Zonder (France, 1974) métamorphose deux étages entiers du musée en un environnement immersif, qui investit murs et sol, invitant le public à déambuler à l’intérieur même de l’œuvre. L’artiste français, qui s’exprime uniquement à travers le dessin mais en explore des ressorts insondés, est l’un des créateurs les plus intéressants de sa génération. L’univers qu’il déploie depuis près de vingt ans se distingue par la virtuosité, la force plastique et l’intensité de son approche narrative et philosophique. Jérôme Zonder emploie le fusain, la mine graphite et le dessin à l’empreinte sur papier collé et tissus sur toile pour déployer sa « polygraphie ». Ainsi, à travers le concept de Blow up, il fait hommage au long métrage éponyme de Michelangelo Antonioni de 1966. Celui-ci, dans ses différentes significations, résume les expérimentations du plasticien, qui cherche aussi bien à faire exploser les limites qu’à brouiller les échelles et les focales et à défragmenter les choses. Pour Zonder, dessiner, c’est creuser dans l’image. Ses sources d’inspiration, comme ses références aux grands maîtres, sont multiples et témoignent de son rapport compulsif aux images de notre temps. Certaines s’inspirent d’images d’actualité ou d’archives ; d’autres de l’histoire de l’art, de la bande dessinée ou du cinéma. Mais toutes traduisent sur le papier sa vision plutôt sombre du monde, des mutations sociales, politiques ou culturelles autant que des drames passés. À travers sa quête incessante d’éprouver le dessin et de voir jusqu’où il peut nous mener, Jérôme Zonder interroge la condition humaine au même titre que la question de la mémoire et de la trace.

Jérôme Zonder, diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, est représenté par la Galerie Nathalie Obadia (Paris / Bruxelles). Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles remarquées dans des institutions culturelles de premier plan parmi lesquelles Fatum à La maison rouge — fondation Antoine de Galbert en 2015 ; The Dancing Room au Musée Tinguely de Bâle en 2017 ; Devenir Traces au Domaine de Chambord en 2018.

L’exposition est organisée en collaboration avec la Galerie Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles). Une série récente de Jérôme Zonder est à découvrir en parallèle à la Galerie C (Neuchâtel), du 31 octobre au 21 décembre 2019.