Beat Streuli

© Beat Streuli, Manhattan 17, 2020. Tous droits réservés.
 

Manhattan 17

26.06.20−31.01.21

La photographie de rue a une longue tradition dans l’histoire de la photographie. Passants, architecture, agitation de la rue fascinent depuis longtemps les photographes qui se mêlent à la foule tout en prêtant un oeil attentif à ce qui les entoure. Depuis trente ans, Beat Streuli (Suisse, 1957) dirige sa caméra sur les habitants des villes alors même qu’ils sont absorbés dans leur quotidien. C’est bien un intérêt pour l’humain qui est au coeur de sa pratique. Les grandes métropoles de notre monde globalisé fourmillent de gens et l’espace public est le lieu où les anonymes se croisent. Chez Streuli, la réalité quotidienne de ces passants devient formes, couleurs, rythmes, collages. Installée sur la façade du musée, l’oeuvre monumentale de Beat Streuli interroge la puissance d’accumulation des images. Alors qu’aujourd’hui l’agitation du monde vient à nous à travers nos petits écrans, Streuli arrête le regard par ce jeu d’échelle imposant et en plaçant l’humain au centre de l’image. L’oeuvre, qui s’agence en une suite de portraits qui pourrait s’étendre à l’infini, n’est pas sans rappeler les écrans de cinéma ou les publicités qui
recouvrent les murs de nos villes. Au MBAL, nous avons à coeur de sortir l’art de sa tour d’ivoire et de questionner les enjeux qui traversent notre société.

Biographie

Né à Altdorf, Beat Streuli (Suisse, 1957) s’installe en Allemagne, à Berlin d’abord, puis à Düsseldorf. Durant les années 1990, son travail est exposé dans des lieux prestigieux, notamment au MoMa de New York, au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris et au Musée d’art contemporain de Barcelone. Il prend également part à de nombreuses biennales internationales et, à partir de 2000, développe ses projets photographiques sur les cinq continents. A côté de son activité artistique, Beat Streuli enseigne de 2012 à 2018 à la Haute École d’art de Zurich. De nos jours, son travail est présenté sous la forme d’installations monumentales permanentes à l’Aéroport de Francfort-sur-le-Main, au Palais de Tokyo à Paris ou encore à l’École polytechnique fédérale de Zurich .